top of page

Pourquoi le TMG

  • Photo du rédacteur: Novaging
    Novaging
  • 7 janv.
  • 4 min de lecture

Le TMG (pour Trimethylglycine), aussi appelé bétaïne, est un composé naturellement présent dans l’organisme et dans certains aliments (betterave, épinards, céréales complètes…). Il est surtout connu pour deux rôles majeurs : donneur de groupements méthyle (methylation) et osmolyte (équilibre hydrique et protection cellulaire). (PMC)



Sommaire

Qu’est-ce que le TMG ?

Le TMG (= bétaïne) est une molécule à trois groupements méthyle qui participe au cycle de la méthionine via l’enzyme BHMT (betaine-homocysteine methyltransferase), en aidant à reméthyler l’homocystéine en méthionine. (Cell)En parallèle, la bétaïne agit comme osmoprotecteur : elle aide les cellules à mieux gérer le stress osmotique (notamment dans le rein) et contribue à stabiliser protéines et enzymes. (PMC)


Les bienfaits principaux

1) Soutien de la méthylation et de l’homocystéine

C’est l’usage “classique” du TMG : aider le corps à gérer l’homocystéine via la reméthylation. (PMC)Dans un essai randomisé chez des adultes en surpoids sous régime hypocalorique, 6 g/j pendant 12 semaines ont diminué l’homocystéine, sans effet supérieur au placebo sur la composition corporelle. (PubMed)

À noter : améliorer un biomarqueur (comme l’homocystéine) n’implique pas automatiquement un bénéfice clinique direct ; l’intérêt est surtout “métabolique/terrain”.

2) Métabolisme (glycémie, foie gras) : promesses… mais résultats humains mitigés

En préclinique, la bétaïne est souvent associée à des effets favorables sur certains paramètres métaboliques. (OUP Academic)Mais chez l’humain, un essai randomisé de 12 semaines chez des personnes avec obésité et prédiabète, à fortes doses (jusqu’à 4950 mg 2×/jour), conclut à peu d’effet métabolique global (pas d’amélioration de la sensibilité à l’insuline, pas de différence sur la graisse hépatique), avec en revanche une hausse du cholestérol total dans le groupe bétaïne. (OUP Academic)

3) Performance, “cellular hydration” et force : effets modestes et inconstants

Le TMG est aussi présent dans les compléments “sport” car il pourrait influencer la créatine, le NO (oxyde nitrique) et/ou la rétention d’eau intracellulaire. (ods.od.nih.gov)Selon la synthèse de l’NIH (ODS), les études chez des hommes sont peu nombreuses, avec des résultats contradictoires et des gains plutôt modestes, sur des doses typiquement 2 à 5 g/j sur ~15 jours. (ods.od.nih.gov)

4) Tolérance et “terrain” : un point à surveiller (lipides)

Plusieurs travaux signalent un possible impact sur les lipides à doses élevées. Une méta-analyse d’essais randomisés (≥ 4 g/j, ≥ 6 semaines) retrouve une augmentation modérée du cholestérol total, sans effet significatif sur LDL/HDL/TG. (PubMed)Et dans l’essai à 6 g/j, les auteurs observent aussi des taux de cholestérol total et LDL plus élevés vs contrôle. (PubMed)


Posologie et durée de cure

Les dosages dépendent beaucoup de l’objectif, mais dans les études :

  • 2–5 g/j : souvent utilisé dans les essais “performance”, sur des durées courtes (jusqu’à ~15 jours). (ods.od.nih.gov)

  • 6 g/j pendant 12 semaines : utilisé pour l’homocystéine (avec baisse observée). (PubMed)

  • À ≥4 g/j, une vigilance sur le cholestérol total est pertinente. (PubMed)

Durée pratique (format “cure” blog) : 8 à 12 semaines est cohérent avec les protocoles métaboliques étudiés, puis réévaluation (bilan lipidique/homocystéine si c’est l’objectif). (PubMed)


Contre-indications

Par prudence (et parce que ce sont des sujets “terrain” sensibles) :

  • Grossesse / allaitement : éviter sans avis médical.

  • Dyslipidémie connue (cholestérol élevé) : prudence, surtout si vous visez des doses élevées, car certaines études montrent une hausse du cholestérol total (et parfois LDL). (PubMed)

  • Homocystinurie / troubles rares du métabolisme : la bétaïne existe aussi en médicament (doses grammes, suivi médical) ; à ces niveaux, un excès de méthionine peut (rarement) mener à des complications graves. (NCBI)

  • Effets indésirables possibles : troubles digestifs (nausées, inconfort, diarrhée) et parfois odeur corporelle. (Mayo Clinic)


Conclusion et recommandations

Le TMG (bétaïne) est un complément intéressant si ton objectif est le soutien de la méthylation et la gestion de l’homocystéine, avec des données humaines montrant une baisse de l’homocystéine à 6 g/j. (PubMed)En revanche, à dose élevée, il faut intégrer un point clé : la surveillance des lipides (au minimum le cholestérol total), car plusieurs essais et une méta-analyse suggèrent une hausse modérée. (PubMed)

🔗 À lire ensuite :

  • Quels sont les avantages de la Spermidine ?

  • Quels sont les avantages du CoQ10 ?


Documentation

  • NIH (ODS) – Exercise and Athletic Performance (section Betaine : apports, mécanismes hypothétiques, doses 2–5 g/j, résultats mitigés). (ods.od.nih.gov)

  • Schwab et al., 2002 (essai randomisé : 6 g/j, baisse homocystéine, lipides plus élevés). (PubMed)

  • Grizales et al., 2018 (JCEM) (pré-diabète : fortes doses, peu d’effet, cholestérol total ↑). (OUP Academic)

  • Zawieja et al., 2021 (méta-analyse : ≥4 g/j, cholestérol total ↑ modérément). (PubMed)

  • Revue (PMC) : fonctions osmolyte/méthyl-donneur, protection cellulaire. (PMC)

  • Tolérance/effets indésirables (Mayo Clinic ; LiverTox). (Mayo Clinic)



 
 
 

Commentaires


Livraison offerte à partir de 60€ d'achat

bottom of page